La vie d'un Asîan

Il y a plusieurs étapes importantes dans la vie d'un Asîan à laquelle la société participe.

La Naissance

L'arrivée d'un enfant est une offerte de la nature et de la Déesse qu'il faut choyer. Le huitième commandement indique « Ta famille est ta priorité ». L'enfant est le ciment d'un couple, étape essentielle dans la religiosité d'un Asîan : « Tu te marieras et te multiplieras ». Il n'y a pas de célébration lors de la naissance, mais à l'âge de 28 jours (première lune de vie), il y a une cérémonie publique : l'introduction de l'enfant à Asîa et à la société.
Cérémonie d'introduction 
Le gardien-de-temple prend l'enfant et prie.
« Je te nomme [prénom][patronyme/matronyme], en nom d’Asîa. »
Le gardien-de-temple entre dans le bassin de baptême du temple avec l'enfant.
« Asîa Toute Puissante, Mère des Sept Mondes, protégez cet enfant, fils de [mère] et de [père]. »
À Ordal, les enfants ont un prénom unique et prennent le nom de famille de leurs pères. Si la famille maternelle est supérieure socialement (le père est un roturier et la mère une princesse, par exemple), alors l'enfant prendra le nom de famille de la mère. Seuls les princes héritiers portent un prénom composé. Toutefois, lorsqu'ils sont couronnés, ils perdent le deuxième prénom.

La majorité

À partir des seize ans, la majorité asîane. Il y a une célébration au temple pour introduire le nouvel adulte à la société, suivie d'une célébration civile. À partir de cet âge, un enfant devient adulte, a le droit de parole, peut se marier et avoir des enfants, peut travailler et faire ses propres choix.

Le mariage

« Tu te marieras et tu te multiplieras », telle est une des lois sacrées. Le mariage est donc essentiel pour la religion asîane.
Cérémonie de mariage 
Le gardien-de-temple prie avant l'entrée des mariés dans le Cercle de Sagesse.
« Ô, Asîa, Mère de l’Univers, nous demandons la protection de ces deux Âmes qui bientôt ne seront plus qu’une devant Vos Yeux. Ô, Asîa, Déesse Toute Puissante, Mère des Sept Mondes. Protégez cette nouvelle famille de Vos mains. »
Les mariés enlèvent les capes et entrent dans le Cercle de la Sagesse pieds nus, humbles devant le jugement d'Asîa et se tiennent par la main.
« [Marié], [Mariée]. N’oubliez jamais : Votre famille est votre priorité. Vous ne convoiterez point le bien d’autrui, vous ne volerez donc point ni sa famille ni ses biens. Vous ne trahirez ou mentiras point, vous ne commettrez point d’adultère. »
Les mariés répondent : « nous n'oublierons jamais ».
« Asîa Toute Puissante, acceptez l’union entre cet homme et cette femme. Bénissez-les avec Votre Amour Infini, protégez-les avec Votre Compassion et guidez-les avec Votre Sagesse. Que les destins de [Marié] et de [Mariée] soient entre Vos mains et Votre volonté car dès à présent, ils sont un et un seul à tout jamais. »
Tout comme dans le cas des introductions, les mariés prennent le nom de famille de la partie socialement supérieure. Si un prince dans la troisième ligne de succession épouse une princesse en deuxième ligne, il prendra le nom de la princesse.
À Galdan (royaume athée), les hommes portent des écharpes sur l'épaule gauche pour signaler qu'ils sont mariés, les femmes portent une bague aux armes du mari (s'il en a) au doigt de leur choix. Quand les femmes portent deux bagues, elles sont très haut placées socialement car cela indique qu'elles ont leurs propres armes.
Dans le Grand Dor, les femmes mariées portent des bracelets en or.

La séparation

De la même manière qu'il y a le mariage asîan, il existe le divorce. Toutefois, il n'y a pas de cérémonie publique. Il suffit d'expliquer au gardien-de-temple les raisons de la séparation. Ce dernier peut interférer dans la sentence si celle-ci peut-être résolue. Cependant, si la faute est le dixième commandement, « Tu ne trahiras ou mentiras point, tu ne commettras point d’adultère », celui qui a commis la faute doit indemniser la partie plaignante. 
À la fin, il faut signer le certificat de séparation.

La mort

La mort est représentée par le dernier quartier de la lune et le blanc, couleur du deuil.
« Explique-leur qu’une fois morts, ils devront être brûlés à fin de redevenir poussière. »
On dépose le mort sur le bûcher et on verse sur lui de l'huile parfumée. Une torche à la main, le gardien-de-temple prie.

« Ô, Asîa, Mère des Sept Mondes, recevez nos êtres aimés en Votre sein, qu’ils reposent en paix dans Votre Jardin. Soulagez-nous de notre peine comme nous prions pour qu’ils vivent en nous éternellement. Nous les reverrons un jour. Sous une autre image, sous un autre nom, sous un autre code. Nous les reverrons un jour. Pas maintenant. Pas bientôt. Un jour. Ils seront entourés de violettes et montreront le renouveau. Ô, Asîa, Déesse Toute Puissante, Mère des Sept Mondes. Nous sommes vos Enfants, protégez-nous et protégez nos Étoiles. »
Les croyants chantent des grâces pendant tout le temps que dure l'embrasement du corps.

Pour les Méritants, leurs âmes sont recueillies dans le Jardin d'Asîa.
Pour les moins méritants, ils sont condamnés à vivre dans l'Antre de Patra. Malgré sa similitude avec le Jardin d'Asîa, la punition des punis est de ne jamais profiter de la richesse offerte et être des esclaves jusqu'à ce qu'ils aient payé leurs dettes, si tant est qu'il y ait une limite.

La réincarnation

Les Asîans croient en la réincarnation. Après l'incinération, le gardien-de-temple récupère les cendres du mort et prie pour son salut. Ensuite, il mêle les cendres à la terre-crue comme l'exige Asîa :
« Dis-leur que la terre-crue est aussi sacrée que le souffle de vie qui les anime. Explique-leur qu’une fois morts, ils devront être brûlés à fin de redevenir poussière, de se mêler à la terre-crue et revenir à la vie. »
La réincarnation est représentée par le violet, couleur du renouveau.

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